• Movieaholic: Jeune & Jolie - Analyse, Reflexion

    J'avais dit dès le début de l'année que certains films aurait droit à un article spécial, s'il me marquait vraiment, et il aura fallu attendre la fin de l'été pour que ça arrive. Comme quoi, il ne faut jamais désespérer.

    Jeune & Jolie, France, 2013

    de François Ozon

    avec Marine Vacth (Isabelle/Léa), Géraldine Pailhas (Sylvie), Fantin Ravat (Victor)

    Jeune & Jolie - Analyse, Refléxion

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Comme annoncé, le film se découpe en quatre parties distinctes, chacune représentant une saison, mais surtout une étape dans la construction de soi.

    Dès le premier plan Ozon nous plonge dans un rôle d'observateur extérieur, puisqu'il est aperçu depuis une paire de jumelles. La technique est un peu facile, mais permet la mise en place d'une relation importante qu'est celle qu'entretien Victor avec sa grande soeur. Il éprouve une certaine fascination pour elle, et elle se fera sentir tout au long du film. Les relations familiales jouent d'ailleurs un grand rôle tout le long du film.

    Si l'été pose cette base, il sert aussi à faire découvrir le sexe à Isabelle, et évidemment son petit frère voudra en savoir plus. Si cette partie est lente, et prend parfois un peu trop son temps, elle n'en demeure pas moins essentielle pour comprendre la suite des évènements.

    Bien que l'été nous donne certaines fondations, l'automne semble ne pas s'interresser à certains points, comme pourquoi cela à commencé. En réalité cette question sera plusieurs fois abordée, mais à part nous donner des pistes de reflexion, aucune réponse ne sera apporté, et c'est une bonne chose car cela pousse le spectateur à refléchir, et donc à vraiment s'investir dans le film. On pourrait même écrire tout un nouvelle article uniquement sur ce thème. La relation Victor-Isabelle est une nouvelle fois mis en avant, particulièrement à travers un plan très proche de PsychoVictor observe secrètement sa soeur se masturber. Néanmoins certaines facilités scénaristique sont encore à déplorer. L'exemple le plus frappant étant la récitation du poème de Rimbaud, qui dure et qui pourrait même paraitre grossier, surtout qu'au lycée on ne fait plus de récitation. Quant au jeu d'acteur il est difficile à définir, car si parfois cela ressemble à du sous-jeu, le peu d'émotion qui nous fait ressentir Marine Vacth, est peut-être la cause de ses actions.

    La suite reprend à peu près les mêmes schémas pour différents moments; la découverte, la remise en question. Et une nouvelle facilité, de plan cette fois ci, avec les cadenas du Pont des Arts prennant toute la place à l'écran.

    Malgré cela le film reste absolument très bien filmé, l'ambiance est vraiment bien amenée, et la scène finale avec cette brève appartion de Charlotte Rampling, laisse une marque, et nous imprime le film dans la tête pour un moment.

    La musique joue également un rôle important, et la nuance entre Françoise Hardy et M83 étant telle, qu'elle permet dans un sens de cerner la nuance entre ce qu'est Isabelle, et ce qu'elle est sensée être.

     

    Evidemment cette analyse est purement subjective, et il existe certainement d'autres interprétation, d'autre avis, ce qui me fait dire que c'est un très bon film, et je suis content d'être allé le voir.

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